Le nouveau cours de transformation systémique du Baccalauréat International (IB) passe à l’étape suivante après l’approbation accordée ce mois-ci par le Conseil de fondation de l’IB. Le but de ce cours est d’aider les élèves à comprendre les défis complexes du monde d’aujourd’hui et à les relever en mettant leurs connaissances au service d’actions significatives.
Ce cours de 300 heures, équivalent à deux cours du niveau moyen, est développé dans le cadre du Programme du diplôme de l’IB et compte pour deux des six matières que les élèves de ce programme doivent suivre. Il invite les élèves à travailler en collaboration dans une variété de disciplines, à étudier des systèmes complexes et à trouver des réponses concrètes aux problèmes réels qui se posent dans leurs communautés.
Quatre écoles du monde de l’IB de longue date ont participé à la phase initiale de mise à l’essai : l’UWC Atlantic, l’United World College of Southeast Asia, l’Upper Canada College et la Mulgrave School. Grâce à l’approbation du Conseil de fondation, l’IB va élargir la portée de cette mise à l’essai, qui devrait compter 20 établissements supplémentaires en 2028 avant un déploiement à l’échelle mondiale prévue pour 2030.
Olli-Pekka Heinonen, le directeur général de l’IB, estime que le cours de transformation systémique représente l’une des évolutions les plus importantes du Programme du diplôme depuis sa création en 1968.
« La transformation systémique transpose l’objectif initial de l’IB dans le monde d’aujourd’hui, a expliqué M. Heinonen. L’IB a été fondé sur la conviction que l’éducation doit aider les jeunes à bâtir un monde meilleur et plus paisible. Ce cours invite les élèves non seulement à aborder des défis complexes, mais aussi à utiliser leurs connaissances, leur jugement et leurs compétences de collaboration pour faire vraiment changer les choses. »

Les premiers retours d’information des établissements participant à la mise à l’essai ont été positifs : les élèves ont indiqué que le cours était très motivant, et le personnel enseignant a noté avec satisfaction qu’il permet de relier plus directement l’apprentissage aux problèmes du monde réel. Dans le cadre de projets pilotes, des élèves ont transformé des déchets alimentaires en biogaz pour diverses communautés de Kinshasa (RDC), encouragé la biodiversité dans l’agriculture avec des banques de graines au Népal et créé un album d’autocollants pour sensibiliser l’opinion aux espèces menacées dans un biome semi-aride au Brésil.
« Nous parlons souvent aux jeunes de défis tels que le changement climatique, les inégalités ou les bouleversements technologiques, mais l’éducation ne répond pas toujours aux attentes lorsque les élèves commencent à se demander ce qu’il est possible de faire, a observé M. Heinonen. La transformation systémique donne aux élèves un cadre leur permettant d’exercer leur jugement, de passer à l’action et d’affirmer leur esprit d’initiative. »


L’évaluation des élèves qui suivent ce cours repose sur la réalisation d’un projet, d’un dossier et d’une étude de cas. Cette approche reflète l’engagement global de l’IB à s’assurer que l’évaluation reflète non seulement ce que les élèves savent, mais également la manière dont les élèves utilisent leurs connaissances, examinent différentes perspectives et exercent leur jugement.
L’IB travaille actuellement avec plus de 6 200 établissements scolaires dans plus de 160 pays. Le Programme du diplôme est proposé par plus de 3 900 établissements scolaires, ce qui en fait le programme de l’IB le plus répandu.
