L’avenir de la formation du personnel enseignant de l’IB au cœur de la conférence de l’IBEC 2025

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Au mois d’août, plus de 25 universités ont participé à une conférence de trois jours sur le thème « Donner aux spécialistes de l’éducation les moyens de s’épanouir dans un monde en constante évolution ».

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Dans ce cadre, le restaurant du Grand Hotel de Taipei (Taïwan) a accueilli plus de 100 spécialistes de la formation du personnel enseignant du monde entier. Pendant la soirée, organisée un samedi soir, un quatuor à cordes a interprété des ballades taïwanaises traditionnelles et des sonates de Mozart. Les instrumentistes sortaient de l’ordinaire, puisqu’il s’agissait d’élèves du secondaire qui étaient aussi des musiciennes et musiciens de haut niveau sur le point de commencer leurs études supérieures. Des élèves jouant devant un public participant à la conférence des certificats de formation pédagogique de l’IB 2025, cela convenait tout à fait.

Les membres de la communauté de l’IBEC (certificats de formation pédagogique de l’IB), ainsi que des membres de la direction et du personnel de l’IB, ont participé à la conférence de l’IBEC 2025 à Taipei. Le certificat de formation de l’IB s’obtient en même temps qu’un diplôme universitaire en éducation et prépare les spécialistes de l’éducation à enseigner dans des écoles du monde de l’IB et à les diriger. Les universités suivent un processus rigoureux et approfondi afin d’assurer que leurs programmes de formation du personnel enseignant sont alignés avec la philosophie et la pédagogie de l’IB, qui repose sur la recherche et sur une approche de l’apprentissage centrée sur l’élève. Cette conférence a permis aux membres de la direction et du corps enseignant d’environ 30 universités du monde entier (sur plus de 55 universités proposant l’IBEC) de créer des liens, de présenter leur recherche et d’échanger leurs idées.

Personnes participant à la conférence de l’IBEC réunies pour une photo dans le hall du Grand Hotel, et tenant la bannière annonçant la conférence de l’IBEC 2025

L’événement a pu avoir lieu grâce aux efforts conjugués de l’IB et de l’Université nationale normale de Taïwan (NTNU, organisatrice de la conférence et université proposant l’IBEC). Il s’agissait de la première conférence de l’IBEC depuis l’annulation de l’événement de 2020 en raison de la pandémie de COVID-19. Elle continuera à être organisée tous les deux ans.

« Je pense que les personnes ont eu besoin de se rencontrer pour apprendre des expériences des unes et des autres », a expliqué Julie Ly Chu, chef du programme de l’IBEC à la Vytautas Magnus University en Lituanie. Avant la conférence, Mme Chu a rendu visite à des écoles du monde de l’IB locales.

Environ 40 personnes se sont rendues à la Taipei Municipal Binjiang Experimental Junior High School, où la direction, le corps enseignant et les élèves les ont accueillies. Elles ont visité l’établissement, et leurs hôtes leur ont présenté la vision de l’établissement scolaire, qui consiste à aider les élèves à s’épanouir à travers l’action créative et la participation altruiste. La visite comprenait la présentation d’un projet personnel du PEI visant à réduire le nombre de mégots dans les rues du quartier.

Les participantes et participants ont ensuite visité la Taipei Kuei Shan School, un établissement proposant le continuum des programmes de l’IB.  Li-Tien Wang, conseiller auprès du conseil d’administration, a invité les personnes présentes à réfléchir à la façon dont un établissement peut être conçu pour être davantage centré sur les élèves, par exemple, en plantant des arbres pour que les élèves puissent avoir une vue sur la nature depuis les salles de classe.

D’après M. Chu, la visite de l’établissement a mis en lumière « la diversité qui existe lorsque nous formons les enseignantes et les enseignants de l’IBEC, mais l’essence de la philosophie de l’IB reste la même ».

Cette idée a été reprise pendant les trois jours de conférence : les sessions principales et thématiques se sont centrées sur l’importance de comprendre différents contextes locaux et sur la pratique pédagogique de l’IB dans un monde qui change vite. Dans son discours de bienvenue, le président de la NTNU, Cheng-Chih Wu, a partagé la propre expérience de sa famille avec l’IB et souligné toute la valeur que l’IBEC apporte à l’université.

Des participantes et participants s’inscrivent à l’accueil.

Nicole Bien, chef du bureau des services aux établissements de l’IB, a également souligné les défis auxquels nous faisons face, tout comme les possibilités qui s’offrent à nous pour favoriser l’épanouissement dans l’éducation. « En cette période de crises multiples, l’IB est prêt à réorienter l’avenir de l’éducation vers un nouvel objectif en toute confiance, a expliqué Mme Bien. Il s’agit d’un objectif axé sur l’épanouissement humain et planétaire, qui donne la priorité au développement de sociétés et de communautés qui accordent de l’importance au sens et à la finalité et vivent en harmonie les unes avec les autres et avec la planète. [...] Cette transformation éducative doit passer par des changements au sein du corps enseignant, à savoir les enseignantes et les enseignants et les membres de la direction comme vous. »

À la suite du discours de bienvenue, Chin-Chung Tsai, professeur et doyen du département d’apprentissage de l’informatique et chercheur en enseignement des sciences et en technologie éducative à la NTNU, a été le premier conférencier principal.

« Le contexte façonne la conception qu’ont les élèves de l’apprentissage », a commenté M. Tsai. Il a donné comme exemple son projet de recherche concernant les différentes conceptions des élèves concernant l’apprentissage en fonction de leurs situations particulières et sur leurs compétences en technologie. Sa méthode de recherche a consisté à demander aux élèves de dessiner leur perception de l’apprentissage : les élèves qui continuaient d’apprendre après la pandémie, par exemple, ont dessiné des téléphones intelligents et des ordinateurs, au lieu des images stéréotypées d’élèves à leur pupitre dans une salle de classe.

La présentation suivante a permis d’approfondir la discussion en soulignant, d’une part, les possibilités qu’offre l’IB pour apprendre à partir des différents modes de la connaissance et intégrer ceux-ci de manière active et, d’autre part, les responsabilités de l’IB en la matière. Akira Shah, chercheur postdoctoral à la Japan Society for the Promotion of Science de l’Université de Keio, a appelé à mettre les connaissances contextuelles et spécialisées au premier plan de l’enseignement de l’IB, en allant au-delà de ses racines euroaméricaines.

Les recherches d’Akira Shah s’appuient sur sa période d’observation d’une année des programmes de l’IBEC au Japon. « La communauté de l’IBEC regorge de connaissances au niveau local », a-t-il souligné dans sa présentation virtuelle, affirmant que la communauté de l’IBEC a le pouvoir de réussir à harmoniser l’IB et l’éducation scolaire locale non seulement dans les environnements de l’IBEC, mais aussi dans l’ensemble du système éducatif de l’IB, afin d’évoluer vers une éducation plus représentative de l’humanité.

La discussion sur la valorisation des différents contextes n’a pas uniquement été abordée dans les discours liminaires.

Gizem Güzeller, de l’Université TED en Turquie, a réfléchi aux expériences communes des universités proposant l’IBEC. « Il y a de nombreuses personnes qui viennent de cultures, pays et contextes différents, […] mais tout le monde parle des mêmes problèmes. » Gizem Güzeller, qui a présenté une session thématique sur la façon dont l’université TED a mis en place son programme de l’IBEC, a déclaré que la conférence offrait à la communauté de l’IBEC un espace pour essayer de trouver des solutions ensemble.

L’IB a également présenté ses propres réflexions sur les solutions permettant de soutenir la diversité des systèmes éducatifs conformément à la philosophie de l’IB. Marc Neesam et Kiri Stevenson, membres du service de l’IB chargé des solutions pour les systèmes éducatifs, ont animé une session spéciale consacrée à l’approche de l’IB en matière d’orientation des systèmes éducatifs (nationaux ou régionaux) qui visent à améliorer leur programme d’études, l’évaluation, les capacités du corps enseignant et l’innovation scolaire. L’équipe souhaite s’appuyer sur les systèmes existants, et non les transformer en quelque chose qu’ils ne sont pas. Ce travail, d’après Marc Neesam et Kiri Stevenson, tirera profit de la vaste expérience du corps enseignant et du personnel des universités proposant l’IBEC.

En plus des 3 sessions principales, des 26 sessions thématiques et des 9 présentations sous forme d’affiches, les personnes présentes ont également découvert la culture taïwanaise grâce à des ateliers de calligraphie et de thé, et elles ont assisté à une démonstration d’arts martiaux présentée par les élèves du primaire d’un établissement local ainsi qu’à un spectacle de marionnettes présenté par la troupe I Wan Jan Puppet.

Participantes et participants discutant ensemble lors de l’une des sessions de la conférence.

Les participantes et les participants ont ensuite rejoint l’amphithéâtre du site pour la dernière session plénière et la dernière intervention. Jennifer Merriman, directrice mondiale de la recherche, de la conception et des politiques de l’IB, a partagé les résultats des recherches menées par l’IB, en mettant l’accent sur celles consacrées au bien-être des élèves et du corps enseignant. Elle a également fourni des conseils à ce sujet aux personnes présentes pour les aider durant la période de rentrée universitaire, qui peut s’avérer éprouvante.

La conférence a représenté une vraie source d’inspiration pour les participantes et les participants. Elle leur a fourni des outils de résolution de problèmes, a souligné les réussites de leurs pairs, a reconnu les progrès accomplis et a fixé des objectifs en tenant compte de nouvelles perspectives.

« En tant qu’organisateurs et organisatrices de la conférence, notre objectif est de créer un espace où les spécialistes de l’éducation de divers contextes culturels peuvent créer des liens, partager leurs expériences, et établir des liens solides, a commenté Yvonne Yeh, chef des programmes de l’IBEC à la NTNU. La communauté des universités proposant l’IBEC est à la fois petite et dispersée à travers le monde. [...] Il est donc essentiel de disposer d’un solide réseau de collaboration. »

L’énergie présente dans chaque espace de la conférence témoigne de la volonté de l’IBEC (les institutions, leurs responsables de la formation du corps enseignant, leurs spécialistes de l’éducation en formation) de poursuivre ces collaborations afin de continuer à donner aux spécialistes de l’éducation les moyens de réussir.

Lisez l’article de la NTNU sur la conférence (en chinois).

N’hésitez pas à en apprendre davantage sur l’IBEC et à découvrir comment proposer l’IBEC dans votre université.